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Jeudi 15 mai 2008

Publié dans : Goûter le présent
Ces quelques jours de pause étaient plus que bienvenus.



Un temps pour rêver,
un temps pour lire,
un temps pour jouer du violon,
un temps pour partager,
un temps pour découvrir.





un temps pour communier,
un temps pour ressentir
un temps pour cuisiner,
un temps pour crapahuter,
un temps pour écrire mes rêves.





Maintenant que l'heure de la reprise a sonné, saurai-je préserver ces respirations ?

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Mercredi 14 mai 2008

Publié dans : Derrière le voile


Papillon, je me glisse
à travers le miroir.

La rouge rivière de Lune m'accueille,
et me baigne de son flot.

Silence et sérénité.
Le temps est suspendu,
dans la chaleur moite.


Puis je grimpe sur mon dos,
et m'arrête dans ma course
 pour cueillir les fruits qui s'offrent.

Quels seront-ils ?



Un fil tiré depuis Outrelande, (Merci Kinkapricorne pour le lien vers ce site!),

He Made Me Stop That He Might Gather Fruit. Arabian Nights
- Illustrated by Virginia Frances Sterrett. Penn Publishing Company, 1928.

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Dimanche 11 mai 2008

Publié dans : Entre vallons et collines

 

 

 


Ils dorment, écrasés par le soleil et la marche.
Je veille, tissant les fils de ces derniers jours.

J'ai navigué sur ma boulimie de vert et de culture.
Peut-être pour masquer ma pause intérieure.

Quelque chose m'a fait peur là.
Depuis, je me cache les yeux .

Nuits hâchées,
journées en dents de scie,
retour de l'irritation.

Qui sait ce que sera demain ?

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Mercredi 7 mai 2008

Publié dans : Paris vadrouilles
Derrière le grand mur transparent, un jardin, calme, et cette bâtisse incroyable.
Pas envie de prendre des photos. Elles seront interdites à l'intérieur.
Je prends mon souffle, car je me doute que cette visite ne sera pas quelconque.
L'art primitif, l'art sacré me troublent depuis toujours.

Pente douce, claire puis sombre, en noir et rouge. Matrice.
Rencontre fugace avec les instruments de toute sorte conservés ici.

Océanie.
Le choc est rude d'emblée.
Les objets rituels se succèdent,
étranges,
masques, statues, tissus, instruments de musiques et autres ornements,
indices de cette vision du monde où le quotidien est emprunt de magie.
Leur présence dépasse le visible.
Le temps est aboli.

Peintures aborigènes, du "temps du rêve", qui me fascinent depuis toujours.

Je me rends compte au bout d'un moment que je serre mon pendentif en  turquoise, comme un talisman,
suspendant mes pas, mon souffle , ici et là.

J'enchaîne sur l'Asie, l'Afrique et les Amériques.
Plus de monde, j'ai du mal à rester concentrée sur ce que je ressens.
Je me sens submergée.
Presque trop d'objets...Je voudrais tant plonger en profondeur dans le vécu de ceux qui les ont approchés.
Que font-ils derrière ces vitrines ?

Il est temps de partir ...
Je reste un moment dans le jardin, remuée, avant de reprendre ma marche.
Je reviendrai, je ne sais quand, peut-être en choisissant un thème, un seul,et en le préparant avant, par des lectures...

PS : Le site du musée du Quai Branly, c'est ici.


Ajout du 9/5

Sur les maisons des hommes, en Océanie, quelques textes, à partager avec vous :

* sur le site du musée du Vatican
* sur le site du Musée des civilisations du Quebec
* petit dossier pas mal fait sur Encarta

Sur le temps du rêve

sur Wikipédia
le site d'une galerie spécialisée dans ces peintures



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Mercredi 7 mai 2008

Publié dans : Paris vadrouilles
Un jardin mouchoir de poche, collé au Palais de Tokyo,
et le printemps passé par là.
promesses tenues :-)

 

 

 

J'ai eu une belle émotion tout à l'heure devant les marguerites.

Il y en avait un beau bouquet à côté de la terrasse, chez mes grands-parents. Mes fleurs préférées de printemps, avec le muguet. Je les aimais en bouton, à peine écloses, grandes ouvertes. Je sens encore leur odeur très particulière, association  de la senteur très verte, presqu'acide, des tiges gorgées de sève, et du parfum poudré de leur coeur. Bien sûr, j'en ai effeuillé plus que de raison ;-)

 

Alors, j'ai savouré, avec un brin de nostalgie.

Clôture d'une belle journée.

 


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Mercredi 7 mai 2008

Publié dans : Paris vadrouilles
Je l'avais évitée jusque-là, la grande meringue.
Peut-être en souvenir de l'éléphant les pattes en l'air.
De cette absence de charme,  tout à l'opposé des églises romanes pleines de grâce dans leur sobriété.

Aujourd'hui, je me suis dit que c'était peut-être le bon jour pour y rentrer.
Alors, j'ai suivi les pas des touristes vers les dômes très blancs.

Je n'ai pas fait de signe de croix, de génuflexion, ni pris d'eau bénite.
Juste fait le tour de l'église, observant les lieux, écoutant les ambiances.
Puis je me suis assise au fond, face au grand christ au coeur d'or peint sur la coupole.
J'ai fermé les yeux, et me suis concentrée.

Sensation chaude dans la poitrine,
comme l'autre jour.
Plénitude, et ouverture.

Puis je me suis relevée, et suis allée lire au soleil, dehors.

Grand calme intérieur.



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Mercredi 7 mai 2008

Publié dans : Partager

Une table en fer forgé
des chaises aux coussins rembourrés
une glycine, un jasmin,
des arbres, partout autour.

Unité de lieu,
unité de temps.

Quatre femmes dinent dans l'air du soir,
parfumé.
Elles rient aux éclats
et partagent des choses graves,
parfois dans la même phrase.

Anglais et français se mêlent,
car la plus jeune est australienne.
Les trois autres se connaissent peu,
et si bien pourtant.
C'est qu'elles se sont accompagnées,
au pays des secrets longtemps tus.

Elles parlent d'elles,
de leur chemin.
De ces deux autres femmes,
passeuses de vie,
qui leur ont tendu la main.
De ce qui grève leurs pas,
de leurs rêves de vie.

Elles savourent
ces instants suspendus,
sans faux-semblants.


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Mardi 6 mai 2008

Publié dans : Paris vadrouilles

 

Soleil éclatant sur le Parc Monceau.
Avant le déjeuner, je passe un moment au musée Cernuschi. logé dans une belle bâtisse bourgeoise de l'avenue Velasquez, le musée n'est pas très grand. Ce jour-là, il est pratiquement désert hormis les gardiens, très courtois, et plusieurs groupes d'écoliers.
J'ai particulièrement apprécié :
  • les animaux qui m'avaient tellement marquée au Musée Guimet
  • les instantanés de la vie quotidienne si frais tant d'années plus tard ( et en particulier les musiciennes à cheval avec les joues rebondies,
  • le soin porté aux objets funéraires qui surprend dans notre société qui craint tellement la mort 
  • les bêtes mythiques qui gardent les tombeaux,
  • et bien sûr les bouddhas, lumineux et présents dans leur sagesse éveillée.

 

Un sandwich falafel à la main, je poursuis ma journée en  grignotant au soleil , en échangeant des secrets et des rires au téléphone, puis en m 'étendant à l'ombre sur une des belles pelouses au milieu des lycéens affolés par l'approche du bac. Au menu, le "Petit dictionnaire amoureux Anglais Chinois pour amants" de Xialolu Guo ( une bonne critique ici).

 

C'est si bon de ne rien avoir à faire ( pour une fois).

 


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Lundi 5 mai 2008

Publié dans : Paris vadrouilles
L'envie de nature se fait pressante.
Elle guide mes pas en ces jours de vacances
en zigzag d'où l'optimisation est absente

Une pomme dans mon sac, un bon livre,
pas de mots.

Je croise les pas des touristes,
sans complexes,
savourant le soleil sur les bancs.

Je me sens libellule, légère.

Successivement, quelques photos à Montmartre ( mais zut, le jardin sauvage St-Vincent est fermé au public en semaine), le Père Lachaise, puis un retour au Jardin Naturel, qui m'enchante.

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Dimanche 4 mai 2008

Publié dans : Goûter le présent
Ma pause solitaire a pris fin.
La maison est de nouveau pleine
de rires, de désordre et de chamailleries.

Comment dire dans tout ce bonheur,
que j'ai du mal à retrouver mon rôle de mère,
même si je les aime de tout mon coeur.

 



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