La carte des cicatrices

Mardi 27 novembre 2007 2 27 11 2007 06:38
A R.

Par je ne sais quel mystère,
Tu possèdes une clé de  ma colère.

L'autre est enfouie en moi,
Quelque part.

Autrefois, un déclic suffisait,
Maintenant, le processus est long,
Mais il fonctionne toujours,
Hélas

Un fois enclenché,
il nous emporte tous deux sur son passage,
Te laissant sanglotant,
Et moi, calcinée.

Brûlée par le décalage,
Entre le respect que je te dois,
Et ce que le dragon te fait,
Encore une fois.

Alors, je vais chercher,
Cette plume rouillée,
Pour l'extirper.

De règles en rigolades,
Nous essaierons encore,
De l'apprivoiser.

Je t'aime tant,
Mon presque-jumeau
Par-delà les années.

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Samedi 24 novembre 2007 6 24 11 2007 23:45
A neuf ans, j'étais une petite fille maigre, à la joie un peu fanée.
Je me vois silencieuse, lisant sans trêve.
Je viens de réaliser que c'est l'année où je fus élève dans la classe de ma mère.
Je la vouvoyais, elle étais plus dure avec moi qu'avec ses autres élèves, encore.
Mettant toujours en évidence ce qui séparait de la "perfection",
Comparant mes réalisations avec celles de ces enfants qui faisaient la gloire de leurs parents.
Ainsi, elle me dictait mes rédactions, pour qu'elle soient à la hauteur de ses rêves d'énarques...
Mes plages de vraie vie étaient celles qui échappaient à son regard impitoyable, sous la protection de mes grands-parents, mais elles se raréfiaient avec le temps, au fur et à mesure que les obligations se multipliaient.
Je n'avais pas vraiment d'ami(e)s, bien sûr.
Ma soeur adolescente m'échappait.

C'est cette petite fille qui a surgi pour que la console quand ma cuirasse s'est fendue...
Elle va mieux, maintenant, car elle sait que je l'aime,
Que je suis à l'écoute de ses trésors engloutis.


A., à 9 ans, a beaucoup de copains et quelques amis.
Il dispose d'une certaine liberté de mouvement, et d'agenda, dont il fait usage avec discernement.
Il lit beaucoup, ce qu'il choisit, et par passion.
Il oscille entre des élans débordants de projets, et des moments de détresse.
Notamment quand je crie.
Pas facile d'être l'aîné d'une maman parfois débordée...



Je ne sais toujours pas le protéger de ce dragon en moi, qui sort par moments, à grand fracas.
Mais maintenant, nous ramassons ensemble les morceaux, après.
Un moindre mal, peut-être...
Je veux le croire, en tous cas, pour ne pas baisser les bras.



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Samedi 24 novembre 2007 6 24 11 2007 08:03
En écho à ce billet-là, en Cacoland ;-)

Dans un autre temps, j'ai appris à lire la musique...avant de savoir lire.
J'avais quatre ans, l'oreille absolue, et je chantais comme un pinson, toute la journée.
Je me souviens de cette joie coulant dans mon corps.

Le solfège fut ma grammaire préférée ; les dictées musicales un vrai jeu, dont la complexité m'enchantait.


De longues années de violon et de piano plus tard, le dos voûté, le coeur en berne sous les reproches incessants, et les répétitions quotidiennes sous les cris et parfois les coups, j'ai tout abandonné.
Presque jeté...


Il y a un an, j'ai accueilli ici, au coeur d'une armoire, mon violon.
J'ai peur encore, de ces sons grinçants qui me vrillaient les oreilles.
Il dort, en attendant que je sois prête à l'apprivoiser, à m'apprivoiser peut-être aussi...

Quant à chanter, j'ai retrouvé cette sensation lumineuse lors d'un stage qui n'était pas du tout un stage de chant ;-)

Depuis, portée par cette expérience, j'ai trouvé le yoga du son, où je ressens à nouveau cette énergie qui m'enchantait petite. Et surtout j'explore, à la mesure de ce que je peux vivre, l'ouverture à cette dimension sacrée du son créateur, guérisseur.

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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 11 2007 22:58
Pensées en vrac...


Nous avions pourtant insisté pour que les enfants ne travaillent pas pendant les vacances : pas besoin, et pas envie, presque à la limite de l'ennui en classe, donc pas la peine de faire le programme à l'avance, et tant d'autres choses à découvrir...
Nous les avions prévenus que les enfants ne voudraient plus revenir sinon, comme ils nous l'avaient dit quelques soirs avant d'y aller.
C'était leur dernière chance, nous avions expliqué calmement que c'était leur choix, de respecter ou de ne plus accueillir ( si ce mot est le bon).


Et bien, le scénario  tant de fois rabaché s'est déroulé à nouveau...
L'ainé a eu à passer des tests d'intelligence, et a appris les fractions (en CM1)...
Le deuxième a eu plus d'une heure de travail scolaire par jour, lecture alors qu'il lit déjà  presque couramment  1 mois après la rentrée de cp, maths et j'en passe...
Le petit, quatre ans à peine, a été gâvé de syllabes anonnées.

Ils ont un peu resisté, il y a eu du chantage ( pas de repas et au lit :-/), des essais de soudoiement ( je te donne 1 euros...promesse non tenue, évidemment)

Nous n'en avons rien sû, en dépit des coups de téléphone quotidiens, puisqu'ils l'ont fait dans notre dos, (nous sommes de toute façon des parents inconscients, puisque nous ne pratiquons pas comme eux).


J'étais si heureuse de les retrouver tout à l'heure à la gare, nos enfants.
Eux aussi, je crois, de retrouver de la liberté, de l'écoute et du respect ( même si nous n'avons pas la prétention d'être parfaits).
Ils ont dit  que leurs grands-parents étaient des menteurs, qu'ils ne reviendraient pas avant longtemps, au moins.
R. a explosé plusieurs fois ( comme chaque fois qu'il subit quelque chose qu'il ne supporte pas, se roulant par terre en hurlant contre tant d'injustice et de contrainte. Je l'ai accompagné autant que possible...
A. avait les larmes aux yeux plusieurs fois, d'avoir été ainsi brimé.
M. a tout jeté partout, plusieurs fois, pour retrouver un peu d'air.
Le coucher était aussi bien défouloir !


Nous allons annuler le WE prévu en amoureux dans quelques semaines, et le remplacer en we en famille.
Je voulais écrire à mes parents, mais je sais que tout cela est vain. Ils sont trop fossilisés dans leurs belles certitudes, dans leur vision de l'adulte tout-puissant qui fait "pour le bien", même si c'est n'importe quoi, ment, manipule, menace, tord et enferme. Je vais mettre de l'espace entre nous.

Je pensais un peu naivement que la relation avec leurs petits enfants était un bienfait réciproque, je crois hélas qu'il n'en est rien...
Je suis déçue et triste, ce soir...


Et en même temps, je mesure le chemin parcouru. Je ne suis pas en colère. La petite fille a levé la tête, et sourit aux petits garçons qui ont relevés la leur, ce soir, sous les regards respectueux et aimants. Parce qu'elle vit dans un autre monde, maintenant; Dans un monde en couleurs, où l'amour, le respect, l'écoute de soi et des autres existent en vrai. Où l'on a droit à des excuses, quand l'autre va trop loin, quel qu'il soit.


Mon mari et moi faisons face, et  protègerons nos enfants, leur fraicheur, leurs envies, leur plaisir, autant que possible. Parce que leur vie leur appartient.
Et que notre rôle n'est pas de tirer sur la branche pour la faire pousser plus vite, au risque de la tordre définitivement, ou de la casser. mais de fournir eau, exposition au soleil en abondance, tuteur aussi, pour qu'elle pousse à sa façon, sans être empoisonnée par les engrais polluants


Pffffuit...C'est lourd, quand même.




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Samedi 15 septembre 2007 6 15 09 2007 23:15
...de désir d'enfant

Je n'étais pas grande, 2 ou 3 ans tout au plus.
C'était le poupon le plus moche qu'on ait jamais vu ! 
Pourtant il a tout de suite été mon fils.
Comme issu de ma chair.

Je l'ai trimballé des années durant.
Sa tête pendait au bout d'un cou tout raccommodé.
Ses bras étaient machouillés
Ses yeux me souriaient.

J'étais sa mère.
Je le tenais, bien décidée.
Il était de tous les contes imaginés,
De tous les jeux.

Un jour, je l'ai oublié chez ma tante.
J'étais toute petite, moins de quatre ans,
Desespérée, en larmes,
J'avais perdu mon fils !

Ma tante vint exprès me le rapporter de Paris à Lyon, en train corail,
Tant j'étais desespérée.
En attendant, une belle poupée bleue devait me consoler,
Mais elle, elle n'a jamais été qu'une poupée...
D'ailleurs, elle est restée en bon état.

Quant au poupon, un jour, il me fut enlevé.
Sans que j'ai pu protester,
Je ne crois pas l'avoir jamais revu.

Odette-et-la-poup--e.jpg


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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 22:10
Voici un rêve que j'ai fait en vacances, à Noël dernier. Ce sont ces rêves-là qui m'ont fait retrouver sa piste. Et, finalement, je crois comprendre ce qu'il voulait (me) dire.


"J'étais au travail, dans la Tour à la Défense.
D'abord je vois mon ex chef qui me demande de réaliser quelque chose, mais je dis que je n'ai pas le temps. Discussion froide et polie, mais sèche, autant qu'elle le serait en réalité.

Puis je change d'étage, et là, bizarre, je m'aperçois que la tour oscille très nettement, et très fortement. Pourtant, pas d'alarme sonore.
La peur monte très vite en moi, je décide de me sauver, je descends, je sors en courant, très longtemps pour échapper à l'écroulement qui se produit dans mon dos.

J'arrive à la station de métro "Pont de Neuilly" et m'adresse à une boutique de portables, car le mien n'est plus dans ma poche, mais à la place deux autres qui ne m'appartiennent pas, et sont des portables étrangers (?). Le vendeur ne comprend pas, il croit que je veux déclarer une perte, mais je lui explique en pleurant que je veux prévenir mon mari : la tour où je travaille s'effondre, et je veux qu'il sache que je suis vivante. Alors, il me prête son téléphone personnel.

Retour après quelques jours. Je passe récupérer un micro portable (matériel de crise) pour pouvoir travailler. Je parle au gars qui les délivre en série et affiche un sourire un peu ironique. Il me répond que je suis "compliquée". Et là, je ne comprends pas. Est-ce être compliquée qu'être bouleversée par le fait de ne pas savoir si les gens que je connais sont vivants ou morts ?!? En effet, une affiche dit qu'il y a eu 95 morts dans l'accident, plus 94 dont on ne sait s'ils étaient là (je ne sais plus le terme employé, mais il sous-entend que ces gens n'étaient pas fiables, et donc qu'on ne sait pas s'ils ont été pris dans l'accident ou s'ils étaient absents). Cette hypocrisie et ce manque de respect me choquent profondément, d'autant que je ne peux croire qu'un tel effondrement fasse aussi peu de victimes. Puis j'appelle mon chef actuel, à qui je dis mon profond malaise.

Je vais voir si les gens que je connais sont là, dans les étages de la Tour qui est bien là ( reconstruite, déjà, ah les bizarreries des rêves !)...et le réveil sonne.

Il est difficile de faire passer par écrit l'intensité de ce que j'ai vécu et ressenti. En parler à mon chéri au réveil m'a fait un bien énorme. J'en garde un sentiment profond de chance, d'être en vie. Un sentiment d'urgence, à vivre pleinement, en savourant chaque instant. Oufff !
"


Neuf mois après, j'y découvre une image très forte, très complète, de ce qui s'est passé dans ma vie professionnelle à cette époque. Je venais de changer de poste après une expérience très éprouvant psychologiquement, où j'avais été confrontée, pour la première froid, à la froideur et à la cruauté envers moi et d'autres. Ma confiance s'était quasiment effondrée, mais j'étais en train de m'en sortir, grâce à l'aide de personnes à l'écoute et qui me faisait confiance. Maintenant, je pouvais échanger dessus, notamment avec mon nouveau responsable. Je refusais d'abandonner ceux qui étaient encore pris dans cette nasse. D'ailleurs, plusieurs sont partis vers d'autres horizons, et je les ai y aidés.

Tour.jpg




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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 09 2007 10:13

Je l'ai si souvent raconté.
D'abord, pour digérer cet épisode traumatisant.
Puis par fierté d'avoir sauvé ma vie d'un désastre.
Maintenant, pour marquer cette première "renaissance à moi-même".


C'était un matin de juin, déjà resplendissant de soleil en dépit de l'heure.
Je revenais d'une fête où  j'avais passé la nuit pour glaner des idées pour le gala de mon école, que j'organisais.
J'avais bu très peu, et beaucoup dansé.

Je n'ai pas remarqué le jeune homme qui entrait sur mes pas à la Cité Universitaire où je logeais.
Ses yeux perdus sont revenus me hanter, plus tard.

J'ai pris l'ascenseur, et me suis dirigée vers ma chambre.
Quand j'ai inséré la carte qui servait de clé, et ai poussé ma porte, j'ai reçu un énorme coup sur la tête.
C'était une poele trainant dans la cuisine en face de ma chambre, et dont le manche s'est détaché sous l'impact.
L'homme s'est jeté sur moi. Il devait bien faire 20 à 25 kg de plus, et était grand.
La porte s'était refermée, personne ne pouvait rentrer sans clé.

Ses intentions étaient claires...


Même à moitié assommée, je n'ai pas réfléchi.
Dans cette autre dimension où le temps n'est qu'instant,
J'ai hurlé, réveillant tout l'étage.
Bousculé mes meubles à coups de pieds et cassé des objets,
Quand il a enfoncé son poing dans ma bouche pour me faire taire, je l'ai mordu au sang.

La louve en moi s'était réveillée, j'aurais tué sans état d'âme...


Il a pris peur, du monde commençait à venir.
Il s'est enfui, a été rattrapé par mon voisin, à qui il a dit s'être fait attaqué, et qui l'a laissé partir.
Puis s'est évanoui dans Paris.


Des amis sont venus me soutenir.
Je suis allée portée plainte, dans ce commissariat délabré, où l'ascenseur menaçait de céder sous nos pas.
Le commissaire était paternel, mais il avait perdu tout espoir...
Je me demande si ce moment n'a pas été le plus traumatisant, d'ailleurs,
Avec celui où j'ai été convoquée pour le reconnaître,
Avant de savoir que c'était sans objet.

Je n'avais presque rien, quelques contusions au visage, des courbatures énormes dues à mes hurlements.

Le plus long a été la suite.
Les réactions autour de moi, amicales, distantes, ou effrayées, ont mis à jour des ressorts cachés.
Mon copain de l'époque m'a offert un cran d'arrêt, que je lui ai vite rendu, et cela a été le premier déclic pour sortir de cette relation qui me faisait du tort.

Et puis ce charbon ardent de la peur animale, éveillé en permanence.
Comme un détecteur de la folie et de la violence.
Prendre le métro était quasi impossible tant ce que je "voyais" était insupportable.
J'en ressortais tremblante, quasi exsangue.
Je ne voulais pas tomber dans la paranoia ni la violence, la frontière était ténue...


Puis je suis revenue à la "normalité",
Tout en sachant que la non-violence a des limites,
Celle de la survie.


Et j'ai appris à lire dans les yeux des autres, la folie au moins ....

loup.jpg





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Mardi 4 septembre 2007 2 04 09 2007 22:16
b--cassine.jpg La voisine de ma grand-mère était une petite dame toute frêle, aux cheveux blancs roulés autour des oreilles.

Je l'appelai Bécassine, en moi-même.
Je n'aurais pas ri d'elle avec un adulte (impensable qu'un enfant se moque ).

Elle était polie, souriante, mais pas très gentille.
Je la voyais comme quelqu'un d'égoiste, toujours prête à critiquer, à dire du mal.
Elle était seule, ses enfants et ses petits enfants ne venant quasiment jamais, et je les comprenais.

J'en tire un portrait sans doute trop noir.
Sa solitude la rendait amère, peut-être préférait-elle l'ironie aux pleurs?
La moquerie est si souvent un déguisement de la tristesse.


Toujours est-il qu'un matin, toute à mes jeux, je refusai fermement de me déplacer pour lui dire bonjour.
Elle fit une remarque acerbe.
Aussitôt la porte refermée, ma tante m'attrapa, en furie, et me donna la pire fessée que j'aie jamais eue.
A ce jour, plus de trente ans après, je n'en ai oublié ni la douleur, ni l'humiliation.

C'est pourquoi mes enfants ont le droit de ne pas dire bonjour...



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Vendredi 31 août 2007 5 31 08 2007 17:43
Cette image est bien présente, encore. pupitre.jpg
Je venais d'avoir cinq ans.
J'entrais en CP, directement.

Ce n'étais pourtant pas mon premier jour d'école.
Deux ans auparavant, ma mère m'avait incrite en maternelle.
Trois matins à me rouler par terre en hurlant.
Car non, décidément, je ne voulais pas quitter mon petit paradis,
La chaude attention de mes grands-parents,
Pour me fondre dans cette foule.

Ma mère avait cédé.
C'est bien une des seules fois où je l'ai surprise à écouter,
Le regard étonné voire choqué de ses collègues,
Avait probablement oeuvré plus que ma détresse...


Mais là, il n'y avais plus d'échappatoire.
Alors, je me retrouvais dans cette cour immense.
Où même les platanes étaient cerclés de béton.

Je me sentais comme déguisée,
Ensemble neuf, cheveux au carré assez court, retenus par une barrette.
Dépouillée de la beauté un peu sauvage de mes longues boucles aux reflets roux,
Je me sentais petite, vulnérable et seule,
Perdue au milieu des cris et des bousculades.


En classe, tout était (trop)facile,
Je savais déjà lire, y compris une partition musicale, et compter. 

J'appris rapidement que le "droit de réponse" n'existait pas,
La maîtresse savait, avait toujours raison.


Première atteinte à ma liberté,
Le début de longues années...

 

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Mercredi 29 août 2007 3 29 08 2007 13:40

51WMRC68K3L.-AA240-.jpg



En ces jours de retour au stress et à la confusion, je profite des heures passées dans les transports en commun pour reprendre à mon "manuel "préféré, mon guide en "terre sauvage" :
Femmes qui courent avec les loups.
(Caco en parle ici aussi)


Je l'ouvre au hasard, et y respire quelques bouffées d'espoir et de courage.




Voici quelques-uns de ces extraits qui me font du bien :


"Il est la portée de toutes les femmes de retrouver l'instinct perdu et de restaurer celui qui a été endommagé, car l'instinct revient quand elles prêtent attention, écoutent, regardent, sentent ce qui se passe autour d'elles et agissent comme font les autres, avec efficacité, efficience, avec âme."

"Il est donc important que, quelle que soit l'oeuvre que vous accomplissiez, vous vous entouriez de personnes qui vous soutiennent"

"Le vrai miracle del'individuation et de la revendication de la Femme Sauvage, c'est que nous entamons toutes le processus avant d'y être prêtes. Nous entamons le dialogue avec des pensées et des sentiments qui à la fois nous chatouillent et  font un bruit de tonnerre. Nous répondons avant même de connaître la langue, avant de savoir à qui nous parlons"


C'est aussi inspirée par ce livre que j'ouvre aujourd'hui une nouvelle catégorie : la carte des cicatrices, pour inventorier ces chocs, ces humiliations, ces "morts" symboliques qui jalonnent mon histoire psychique.

Cette remémoration viendra (s')enrichir (de) la première partie de mon bilan de compétence, qui vise à retrouver le fil de mon "passé" professionnel,  pour y lire ce qui fonde aujourd'hui mes modes de fonctionnement autour du travail.

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